Les Émirats arabes unis veulent montrer qu'ils ne sont plus un refuge pour l'argent sale. L'affaire « Abu Sabah » en est devenue le symbole : 33 accusés, des dizaines de sociétés écrans et des confiscations qui se chiffrent en centaines de millions de dirhams.
Un réseau de sociétés écrans
Selon les enquêteurs, Balvinder Singh Sahni et ses coaccusés ont monté un réseau de sociétés écrans et réalisé des virements suspects pour faire circuler des fonds illicites, aux Émirats comme à l'étranger.
La justice émirienne a présenté le dossier comme l'une des plus grandes affaires de criminalité financière jamais jugées dans le pays.
La peine
En première instance, Abu Sabah est condamné à cinq ans de prison, à une amende personnelle de 500 000 dirhams, à l'expulsion après sa peine et à la confiscation de 150 millions de dirhams. Trois sociétés liées écopent chacune de 50 millions de dirhams d'amende.
En août 2025, la cour d'appel de Dubaï confirme l'essentiel du jugement et répartit le paiement des 150 millions de dirhams entre les 33 condamnés.
« L'une des plus grandes affaires financières jamais jugées aux Émirats. »Selon la presse émirienne
Le message des Émirats
L'affaire s'inscrit dans une offensive plus large. En 2025, les Émirats ont rendu 173 décisions d'extradition dans des dossiers de blanchiment et de financement du terrorisme. Et en 2026, ils président le groupe d'action financière régional pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
Le message est clair : Dubaï veut rester une place financière mondiale, mais plus à n'importe quel prix.
