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Albanie : 40 millions d'euros saisis dans le scandale des serveurs de l'État

L'agence qui gère la plateforme numérique de l'État albanais est soupçonnée d'avoir truqué des marchés publics. Après l'arrestation de sa directrice, la justice a saisi au printemps 2026 des biens pour environ 40 millions d'euros.

Illustration : une salle de serveurs. Photo : BalticServers.com / CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Les données de millions de citoyens, les démarches administratives en ligne, les serveurs de l'État : en Albanie, tout passe par une seule agence, l'AKSHI. C'est elle qui se retrouve au cœur d'un vaste scandale de marchés publics, qui a déjà conduit à des saisies de près de 40 millions d'euros.

Une agence au cœur de l'État

L'AKSHI (Agence nationale de la société de l'information) gère les systèmes numériques du gouvernement albanais, dont la plateforme e-Albania et les données des citoyens.

Le dossier porte sur des contrats de maintenance de serveurs. Le 16 décembre 2025, le parquet spécial anticorruption (SPAK) annonce une enquête et poursuit huit personnes, soupçonnées d'avoir truqué au moins douze procédures de marchés publics.

Tirana
Tirana, la capitale albanaise. Photo : Pudelek / CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Des paiements qui continuent

La directrice de l'agence, Mirlinda Karçanaj, et sa directrice adjointe sont placées en résidence surveillée. Deux hommes d'affaires sont recherchés après avoir échappé à leur arrestation.

En février 2026, une enquête journalistique révèle que des paiements aux sociétés soupçonnées ont continué après l'annonce de l'enquête.

« Les paiements ont continué après l'annonce de l'enquête. »Selon une enquête publiée en février 2026

40 millions d'euros saisis

En avril 2026, le SPAK saisit environ 52 biens immobiliers et plusieurs comptes bancaires, pour une valeur totale proche de 40 millions d'euros.

Les chefs d'accusation vont du blanchiment d'argent à la manipulation de marchés publics, en passant par la participation à une organisation criminelle. Les personnes poursuivies contestent les faits.

Les personnes mises en cause sont présumées innocentes tant que leur culpabilité n'a pas été établie par un tribunal.

Sources

  1. Wikipédia, « AKSHI public procurement scandal »
InvestigationPublic procurementEuropeAlbania

Albania: €40 million seized in the state servers scandal

The agency running the Albanian state's digital platform is suspected of rigging public contracts. After its director was arrested, prosecutors seized assets worth about €40 million in spring 2026.

Illustration: a server room. Photo : BalticServers.com / CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Millions of citizens' data, online public services, the state's servers: in Albania, it all goes through a single agency, AKSHI. That agency is now at the heart of a vast public procurement scandal that has already led to seizures of nearly €40 million.

An agency at the heart of the state

AKSHI (the National Agency for Information Society) runs the Albanian government's digital systems, including the e-Albania platform and citizens' data.

The case concerns server maintenance contracts. On 16 December 2025, the special anti-corruption prosecutor (SPAK) announced an inquiry and charged eight people suspected of rigging at least twelve procurement procedures.

Tirana
Tirana, the Albanian capital. Photo : Pudelek / CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Payments that kept flowing

The agency's director, Mirlinda Karçanaj, and her deputy were placed under house arrest. Two businessmen were declared wanted after evading arrest.

In February 2026, an investigative report revealed that payments to the suspected companies continued after the inquiry was announced.

“Payments continued after the inquiry was announced.”According to an investigation published in February 2026

€40 million seized

In April 2026, SPAK seized about 52 properties and several bank accounts, worth close to €40 million in total.

Charges range from money laundering and procurement manipulation to membership of a criminal organisation. Those charged dispute the allegations.

Those implicated are presumed innocent unless and until proven guilty in court.

Sources

  1. Wikipédia, « AKSHI public procurement scandal »